Annuaires où vous pouvez me trouver ::
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« [...] J'aurais aimé que toute cette histoire ce passe autrement. J'aurais aimé ne jamais le rencontrer, ne jamais tomber amoureux de lui, ne jamais avoir eu à subir cette douleur qui vous prend au tripe. Si j'avais su qu'il me manquerait autant, je m'en serais voulu de l'aimer tant. Maintenant qu'il n'est plus là et que tout est différent, il faudra réapprendre à sourire &&' à vivre sans sa douce présence à mes côtés. Mais je t'avais dis, que tout cela était impossible pour moi. »
Berlin, Allemagne. 19 décembre 2008.
- Cours de Justice. Affaire 1483, Famille Schneider contre Bill Kaulitz. Meurtre au 1er degré. -
Avocat Këller : Ce ne sont que des Calomnies ! Mon client à été torturé tout au long de sa vie ! Je plaide la légitime défense ! Regardé-le ! Vous trouvez qu'il a une tête d'assassin ?
Juge Taylor : Maître, nous ne sommes pas là pour délibérer sur l'apparence de Monsieur Kaulitz.
Avocat Këller : Oui Monsieur le juge. Je n'ai rien de plus à dire pour l'instant.
Avocat Murdern : J'appelle Monsieur Kaulitz à la barre.
Un jeune garçon à peine âgé de 16 ans, se lève du banc des accusés et va s'asseoir à la barre. Il est grand, les yeux entourés de noir, les cheveux noir parsemé de mèches blanches. Il serait beau s'il n'avait pas d'énormes chaînes accrochées aux mains et aux chevilles. Ce jeune homme s'appelle Bill Kaulitz. Et je vais vous raconter son histoire.
Avocat Murdern : Vous appelez-vous bien Bill Kaulitz ?
Bill : Oui.
Avocat Murdern : Bill, jurez-vous de dire la vérité et seulement toute la vérité ?
Bill : ...Oui. Je le jure.
Avocat Murdern : Très bien. Nous pouvons commencer. Savez vous de quoi vous êtes accusé ?
Bill : Oui. Meurtre au premier degré.
Avocat Murdern : Savez vous ce que vous risquez ?
Bill : Maison de redressement jusqu'à ma majorité et passé cet âge je serais détenu un certains nombres d'années si je suis reconnu coupable.
Avocat Murdern : Parfaitement. Monsieur Kaulitz, Patrick Schneider était-il gentil avec vous ?
Bill : N-n-non ...
Avocat Murdern : Racontez-nous tous Monsieur Kaulitz.
POV Bill :
Je jette un coup d'oeil à mon avocat, maître Këller, qui me dit de tout raconter. Comment en suis-je arrivé là me demandez-vous ? Vous n'allez pas tarder à connaître la réponse. J'inspire profondément et commence mon récit.
Bill : Patrick m'a adopté après la mort de mes parents le 12 juillet 1999. J'étais alors âgé de 7 ans. Pendants des années tout c'est passé pour le mieux. J'avais retrouvé une grande maison, des gentils voisins, des copains d'école, et un " papa " qui m'aimait. Cette belle vie à durer jusqu'à mes 12 ans. C'est à partir de cet âge là; que toute ma vie à dérapée ! Et c'est aussi à cet âge là, que mon look androgyne a commencé à faire son apparition. Depuis mon changement d'apparence, Patrick montrait envers moi des gestes de plus en plus osés. Un soir, alors que je n'avais que 13 ans, il est entré dans ma chambre, m'a attrapé violement les mains et me les as liées au barreau de ma tête de lit. Il s'est déshabillé et... et... ma v-v-i-oler pour la p-p-première fois.
J'ai du mal à continuer, ça fais mal, des images défilent dans mon esprit. Je me rappelle chaques détails, de chaques pleures, de chaques paroles suppliantes que j'ai prononcées. Tout. Je me souviens de tout.
Avocat Murdern : Bill ? Monsieur Kaulitz !! Veuillez continuer.
Bill : Pardon ... J'en étais ou ? Ha oui... A partir de cette nuit là commence un long récit de souffrances vous savez. Le lendemain matin, Patrick m'a fait jurer de ne rien dire. Il a déplacé ma chambre dans le sous-sol, ne me donnait à manger que si je... le, le... suçait. BORDEL, J'AVAIS 13 ANS !
Je commence à hausser le ton. Je vois dans toute la salle des têtes exprimant du dégoût, de la compassion, de l'horreur et du mépris. Envers qui ? Patrick ou moi ? Peu m'importe. Ils m'ont demandé de tout raconter, j'obéis. L'avocat Murdern me fit signe de continuer.
Bill : Des fois, des amis venaient et me violaient à leur tour. Savez vous ce qu'on ressent quand une telle chose vous arrive ? Principalement de la haine. De la haine envers votre agresseur mais aussi envers vous car vous êtes trop faible pour vous en sortir. Pendant des années, ma vie s'est résumée à cela. Je n'avais rien fais, du jour au lendemain il m'a violer. Vous trouvez normal de faire éclater en morceaux la vie d'un gamin ? Si oui, alors vous n'êtes pas humain, vous êtes comme lui. A mes 15 ans, j'élaborais des plans pour partir loin de ce monstre. Mais jamais aucuns d'eux n'a été mis en oeuvre. Pourquoi ? Parce que j'avais peur des représailles. Il m'a toujours dit " Billou, si tu pars, si tu essayes de partir, toujours, toujours je te retrouverais. " Croyez-moi, que ces phrases vous font suffisamment peur pour vous faire oublier les semblant d'idées d'évasion qui germent dans votre esprit. Mais en 1 ans on change vous savez, on s'endurcit. Et un beaux jours, je ne sais pas tellement quelle force et quelle folie m'ont poussé à faire ça. Je suis descendu, un couteau à la main, dans les escaliers. Il était là, dans son canapé, à regarder sa série préférée. Je me suis fait le plus discret possible, j'ai traversé le couloir et je me suis caché derrière le canapé en cuir et BAM !!
La salle fut remplie de la frayeur de tous. Ils me regardent avec des grands yeux. Ils sont probablement surpris de voir avec quel calme et avec quel sang froid j'ai aborder mon histoire. La stupeur générale reste encore suspendu au-dessus de toutes les têtes, mais je reprends.
Bill : BAM BAM BAM BAM ! ! Je lui ai planté le couteau dans le dos. Puis, j'ai recommencé des dizaines de fois u peu partout sur le corps. J'ai planté le couteau dans chaques parcelles de son corps sales. Si vous saviez le sentiment de délivrance que vous ressentez à ce moment là. Vous ne contrôlez plus rien, vous vous vengez juste. Je vous promets que si c'étais à refaire, je le refais. Il le méritait plus que n'importe qui, et si vous, les jurés, vous ne comprenez pas ça, alors je ne peux rien y faire. Dites-moi tous, qu'auriez vous fais à ma place ? ! Il y deux catégories de gens, ceux qui ont le fouet et ceux qui reçoivent les coups. Durant de longues années j'ai reçu les coups et aujourd'hui, c'est moi qui tiens le fouet. Vous voulez savoir comment je me suis senti ? Heureux, libre, bien. Voilà. Je n'ai rien de plus à ajouter.
Avocat Murdern : Heum... heum ... Monsieur Kaulitz, avez vous des remords ?
Bill : HA HA HA ! Des remords ?! Non, bien sur que non.
L'avocat fit face aux jurés et joua sa dernière carte .
Avocat Murdern : Messieurs, est-il bon pour la sécurité des concitoyens de cette ville, de laisser Monsieur Kaulitz qui n'éprouve ni mal ni remord après un tel acte ?
Juge Taylor : Messieurs les jurés, c'est maintenant à vous de délibérer.
POV :
Au même moment, à l'autre bout de l'Allemagne, un autre jeune voit sa vie basculer.
Köln, Allemagne. 19 décembre 2008 .
- Jugement d'appel. Affaire 2204. Länder de Köln contre Tom Kaulitz. Détention de substances illicite ayant provoqué la mort de Mary et Mathilde Schladern. -
Il est aussi âgé de 16 ans, il s'appelle Tom Trämer. Il a des dreads et porte une combinaison orange, signe qu'il sort du bagne.
Juge Merter : Monsieur Trämer, pourquoi avez vous fais appel ?
POV Tom :
Pourquoi j'ai fais appel ? Parce que cela fait 6 ans que je suis enfermé dans ce trou à rats pour quelque chose dont je ne suis qu'à moitié coupable.
Tom : J'aimerais que vous me laissiez m'exprimer et j'espère pouvoir diminuer ma peine.
Juge Merter : Très bien, l'assistance et moi-même nous vous écoutons.
Tom : Merci. Je ne suis coupable qu'à moitié. Les deux jeunes filles sont mortes d'une overdose. Certes, c'est moi qui leur est fournit leur dose mais je ne leurs est pas donné, elles se sont tuées elles-mêmes. Je n'y suis pour rien. Cela fait maintenant 6 ans que je suis enfermé pour un crime que je n'ai pas commis. Je vous demande de revoir ma peine ou de me placer ailleurs qu'à la prison St Justin.
Juge Merter : Merci monsieur Trämer. Messieurs les jurés, à vous de délibérer.
Que feriez vous si vous étiez juré et qu'une affaire comme celle-là vous étiez donné ? Vous réduiriez ma peine ou êtes ce que vous me laisseriez payer pour un crime dont je ne suis responsable qu'en partie ? Alors je sais, la drogue ce n'est pas bien. Mais on ne choisi pas de tomber dedans vous savez.
POV :
D'un bout à l'autre de l'Allemagne, les histoires se ressemblent. La preuve, Bill et Tom sont à deux doigts de connaître sa peine pour l'un et le verdict pour l'autre.
Ils sont tous les deux nerveux, Bill joue avec ses cheveux, Tom avec ses doigts. De là où je suis, j'entends chaque battement cardiaque, à chaque chuchotement nous les voyons tendre furtivement l'oreille avec l'espérance d'entendre quelques indices. Souriez mes petits, souriez pour faire bonne impression, mais nul n'échappe à son destin. Vous pouvez courir des jours entiers, il vous rattrapera. Soyez-en sur.
POV Bill :
1 heure. 1 heure pour voir s'il est bon de réduire le peu qu'il reste de ma vie à nouveau en cendre. Putain, mais je ne mérite pas d'aller à l'ombre ! Ma vie a été un vrai calvaire pendant des années, et à l'instant ou je crois que tout cela s'arrête, tout recommence. Il a pu me faire ce qu'il voulait sans jamais être punis, et moi, j'essaye de m'en sortir et me voilà devant un juge. Génial. Vraiment génial. Et puis vous vous...
POV Tom :
Et ça blabla... Je vous demande pas un discours, je vous demande juste de revoir ma peine ! Vous savez pourquoi je n'ai pas été libéré sous caution ? Parce que la famille des deux jeunes filles ont des connaissances qui connaissent le juge. A peine corrompue déjà le juge. Mes mains sont moites, mes jambes s'agitent, mon c½ur bat un peu plus vite, beaucoup plus fort quand je vois le juré principal s'avancer vers moi.
Juge : Vous êtes parvenus à une décision ?
Juré : Oui monsieur le juge. Pour la demande de réduction de peine, Monsieur Trämer se verra transféré dans la maison de redressement St Paul.
Juge : Très bien messieurs. Merci. Affaire suivante !
POV Bill :
Juge : Vous êtes parvenus à une décision ?
Juré : Oui monsieur le juge. POur l'accusation de meurtre au 1er degré, nous déclarons l'accusé . . . Coupable. Il sera donc admis en maison de redressement St Paul jusqu'à sa majorité et écopera de 10 ans de prison ferme à sa sortie.
Juge : Très bien. Affaire suivante !
Mon c½ur loupe un battement. 10 ans de prison ferme. 10 ans de prison ferme. 10 ans de prison ferme. Cette phrase résonne dans ma tête, les images de ma vie défilent. Alors, ca y est, tout est fini ? Je sortirais de prison à 28 ans... Est-ce que vous savez ce que l'on ressent quand on vient de vous annoncer une telle chose ? Votre monde se réduit en fumée doucement autour de vous, chaque brique posée se brise, chaque vaisseau sanguin explose sous la peine. Je sens des larmes me piquer les yeux, je sens que mon sang ne fait qu'un tour. J'ai besoin d'air, pitié, dites-moi que tout cela n'est qu'un mauvais rêve. Le temps de reprendre ma respiration, le temps que mon c½ur retrouve un rythme normal, les vigils m'attrapent et me conduisent dans une voiture qui, je pense, me conduira dans cette " maison de redressement ". Je me débats, je ne veux pas que quelqu'un me touche, je crie, je veux qu'ils partent, les images reviennent. La sensation que j'avais éprouvée en tenant le couteau dans ma main refait surface, mes pupilles se dilatent, mes poings se serrent. Mais avant quelconque geste, une seringue vient se planter brusquement dans mon bras, et comme si tout à coup, je ne pesais plus rien et que le monde était tout rose, je me sens sombrer... doucement... doucement...
J'ai perdu toute notion du temps, je ne sais pas quelle heure il est, je ne sais pas quel jour nous sommes et encore moins la raison de ma présence dans cette voiture. Peu à peu, je me souviens. Le jugement, mon histoire racontée, l'attente de ma peine, les sensations puis l'annonce de ma peine.
La voiture s'arrête, on m'ouvre la porte. J'ai des menottes aux poignets, des boulets aux pieds. Je vous jure que c'est comme dans les films américains, avec les gros muscles et les tatouages en moins.
On entre dans une grande bâtisse vieille et grises, avec des morceaux de plâtres qui tombent. Accueillant.
Une jeune femme s'approche de nous, elle est tout sourire cela me choque. Comment peut-on être tout sourire alors que l'on voit la vie de pleins de personnes s'éteindre dans cet endroit ?
Femme de l'accueil : Monsieur Bill Kaulitz, c'est ça ?
Bill : Mfjiohvroi...
Vigils : Oui, c'est lui.
On me conduit dans ma chambre en prenant bien soin de me dire que je vais dans la section " Meurtre ". A croire que sur moi il y a une grande affiche clignotante et sonore indiquant " M.E.U.R.T.R.i.E.R ". On daigne enfin m'ôter ses saloperies de menottes et de boulets pour me laisser découvrir ma chambre. Enfin... Chambre, façon de parler. La visite est courte. Une salle de bain en ruine, des toilettes dégueulasses, un lit petit et dur, et des murs censés être blancs je crois. Mais le pire dans tout ce pire... Il n'y a AUCUNES fenêtres. Putain, mais ils croient quoi ? Que je vais me tirer ? Ha-Ha, après il ne faudrait pas oublier que je vais en taule, et que cet endroit doit être un peu mieux que 4 murs. Au moins il y en a 6 là. J'arrive à me faire rire, puis un fou rire mi-nerveux-mi normal s'empare de moi. Je m'écroule sur le lit de tout mon poids et continue de rire comme un idiot.
Vigils : Kaulitz ! Ce n'est pas le moment de rire ! Vous trouvez cela marrant d'être ici ?
Bill : Pas tellement non.
Vigils : Alors restez tranquille !
Je suis en maison de redressement, et on ne peut même pas rire ? Il croit quoi, le vigil ? Que je suis un petit être tout fragile qui se laisse marcher sur les pieds comme une tapette ?
POV Tom :
Je souris Comme un con je souris. Fini le bagne, fini les corvées, fini les gros costauds qui vous regardent d'un mauvais ½il. Finis la prison. Un soupir de soulagement de ma part se fait entendre. J'obtiens enfin la peine que j'aurais dû avoir il y a des années. On vient me dire qu'il est temps de partir dans la maison de redressement. Je ne me fais pas prier, je suis les vigils, je soutiens leurs pas rapides et coordonnés. Mes menottes me sont enlevées dans la voiture car le voyage s'annonce long. La maison de redressement se trouve à 844 km
Je pense à ma famille, à mon père, à ma mère, à mon frère. Ils ont coupé tous les ponts avec moi... Surement la chose les plus durs à encaisser pendant toutes ces années. Leur adieu coule dans mes veines. Je revois encore ma mère pleurer, mon père me regarder avec déception et mon frère me taper une dernière fois sur l'épaule. Je les ai anéantis ce jour là...
Je regarde la petite horloge avec les chiffres oranges fluorescent posée sur le tableau de bord. 1 heure. Encore 7... Les paysages passent à toute allure devant moi, les voitures défilent avec des petits enfants dedans, j'aimerais m'arrêter et leur dire de ne jamais faire comme moi. Les heures défilent avec plus de vitesse que ce que j'aurais imaginer. Nous sommes maintenant arrivés, une jeune femme m'accueil avec le sourire comme si je rentrais dans boulangerie. On m'indique ma chambre, section " Drogue ". Je n'ai pas vraiment de chose à décrire. Imaginez-vous une chambre sans fenêtre, avec un lit au milieu de la pièce et deux portes donnant sur une salle de bain délabré et des toilettes. On vient m'apporter mes affaires et m'indiquer toutes les règles à respecter. La porte de ma chambre est épaisse et ouverte en haut comme dans les clubs ultra privés. A l'autre bout du couloir, il y a la section " Meurtre ". Ce n'est pas ici que je trouverais mon bonheur...
POV :
C'est marrant le destin. Il vous porte, vous faites rêver, puis vous brise. Mon travail consiste à poursuivre les gens tout au long de leurs vies. Bill et Tom, croyez-vous, que vous pourrez vous en sortir seul ?
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